Anne-Sophie Turion

On dirait le sud

. Marseille : Aperçu avant impression, Friche La belle de Mai, commissariat Caroline Hancock
. Paris : Festival de l’inattention, Glassbox,
commissariat Sophie Lapalu
. Aix-en-Provence : Perdez le nord, Hôpital Montperrin / 3bisf lieu d’arts contemporains,
commissariat Diane Pigeau
. Projet de publication en cours (co-édition Asterides – Marseille / Analogues – Arles)
. Série de posters édités par Immixtion books (en vente ici)

Dimensions : 68 affichages de dimensions variables
Matériaux : impressions de tailles variables, colle à papier peint, fragments de paroles de chansons

Je ne peux entendre dire “je suis malade” sans que ne se déroule dans mon esprit le refrain chanté par Serge Lama, ni croiser quelqu’un par surprise sans que Patrick Bruel me chantonne ensuite à l’oreille “j’mattendais pas à ça, j’mattendais pas à toi…”. Impossible aussi d’ouvrir mes volets par un matin ensoleillé sans que mon juke-box intérieur ne s’enclenche, comme régi par une mécanique impitoyable : “let the sunshine, let the sunshine in, the suuuuun shine in”.

Depuis quelques années, les neurologues ont mis un nom sur ce phénomène : le “ver d’oreille”. Inspirée par ma propre vulnérabilité face à ces parasites musicaux, j’ai mis au point une méthode de contamination à l’échelle de la ville. Je suis intervenue dans différents quartiers et villes en affichant des bribes de paroles de tubes, toutes époques et tous registres confondus. Mis en scène dans l’espace public, ces mots rejoignent un espace qui leur ressemble ; un territoire commun, des lieux qui appartiennent à tous et à personne (murs, jardins publics, front de mer, etc).

© Gabriel Buret

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