Anne-Sophie Turion

Hiku

en collaboration avec Eric Minh Cuong Castaing

Hiku se développe entre France et Japon en partenariat avec l’association de réinsertion de hikikomori New Start Kansai (Takatsuki) et la Villa Kujoyama (Kyoto).

Conception : Eric Minh Cuong Castaing, Anne-Sophie Turion
Interprétation : Eric Minh Cuong Castaing, Anne-Sophie Turion, Yuika Hokama, Shizuka, Yagi Tomohiro, Mastuda, Seiji Yoshida
Réalisation du dispositif scénographique et plastique : Anne-Sophie Turion
Collaboration au Japon, aide logistique, médiation : Atsutoshi Takahashi
Accompagnement dramaturgique :Elise Simonet, Marine Relinger
Chef opérateur : Victor Zebo
Cadreur camera premier tournage : Yuji Suzuki
Création sonore : Renaud Bajeux
Création lumière : Vera Martins
Traduction au Japon : Tadashi Sugihara

Production : compagnie Shonen, en collaboration avec la compagnie Grandeur nature
Partenaires: Association New Start Kansai (Takatsuki), Villa Kujoyama (Kyoto) Dicréam – CNC, Fondation des artistes, Scam – Bourse brouillon d’un rêve, 3bisf (Aix-en-Provence) 2 angles (Flers), Les Ballets C de la B (Gand), Charleroi-Danse (Charleroi), Théâtre de l’entresort – centre National de la création adaptée, Institut Français – Théâtre export, La Biennale Chroniques, Montévidéo, Corsino N+N, La comédie de Valence, Groupe des 20, Mondes nouveaux/Ministère de la Culture.

Au Japon, des dizaines de milliers d’individus se retirent du monde pour vivre dans un isolement absolu, restant enfermés chez eux pendant des années. On les appelle les hikikomori. Pendant quelques mois, Anne-Sophie Turion et Éric Minh Cuong Castaing se sont immergés dans la vie d’une association de réinsertion de hikikomori et ont noué un contact avec certains d’entre eux. 

Expérience performative mêlant cinéma, prise de parole et chorégraphie, Hiku crée les conditions d’une rencontre à priori impossible : celle du public avec ces individus qui ont fait l’expérience d’un retrait social radical. Accompagnés de performeurs.euses, trois hikikomoris investissent la scène à distance grâce à des robots de téléprésence commandés depuis chez eux au Japon.

S’attelant à dépasser la fascination initiale qu’engendre le phénomène hikikomori, la pièce entre en contact avec la pensée marginale de ces invisibles de la société japonaise, avec leur rapport distancié au monde et leur façon d’arrêter le temps et de s’extraire du productif. Par un jeu de miroir, ils nous renvoient à nos propres fragilités, interrogeant nos propres choix intimes, nos solitudes, nos facultés à décrocher du réel de façon plus ou moins choisie.

Le projet se décline sous la forme d’un spectacle et d’une exposition

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