Anne-Sophie Turion

Hiku

en collaboration avec Eric Minh Cuong Castaing

Hiku se développe entre France et Japon en partenariat avec l’association de réinsertion de hikikomori New Start Kansai (Takatsuki) et la Villa Kujoyama (Kyoto).

Conception : Eric Minh Cuong Castaing, Anne-Sophie Turion
Interprétation : Eric Minh Cuong Castaing, Anne-Sophie Turion, Yuika Hokama, Shizuka, Yagi Tomohiro, Mastuda, Seiji Yoshida
Réalisation du dispositif scénographique et plastique : Anne-Sophie Turion
Collaboration au Japon, aide logistique, médiation : Atsutoshi Takahashi
Accompagnement dramaturgique :Elise Simonet, Marine Relinger
Chef opérateur : Victor Zebo
Cadreur camera premier tournage : Yuji Suzuki
Création sonore : Renaud Bajeux
Création lumière : Vera Martins
Traduction au Japon : Tadashi Sugihara

Production : compagnie Shonen, en collaboration avec la compagnie Grandeur nature
Partenaires: Association New Start Kansai (Takatsuki), Villa Kujoyama (Kyoto) Dicréam – CNC, La Fondation des artistes, Scam – Bourse brouillon d’un rêve, 3bisf (Aix-en-Provence), 2 angles (Flers), Les Ballets C de la B (Gand), Charleroi-Danse (Charleroi), Centre National de la création adaptée (Morlaix), Institut Français – Théâtre export, La Biennale Chroniques, Montévidéo, La comédie de Valence, Le Groupe des 20 Ile-de-France (projet lauréat en 2021), Mondes nouveaux.

Au Japon, des dizaines de milliers d’individus se retirent du monde pour vivre dans un isolement absolu, restant enfermés chez eux pendant des années. On les appelle les hikikomori. Depuis 2020, grâce à différents séjours au Japon, nous nous  sommes immergé dans la vie d’une association de soutien1 pour les hikikomori et avons pu entrer en contact avec certains d’entre eux. 

Expérience performative mêlant cinéma, documentaire et chorégraphie, HIKU crée les conditions d’une rencontre à priori impossible : celle du public avec ces individus qui ont fait l’expérience d’un retrait social radical. Accompagnés de performeurs.euses, Shizuka, Mastuda et Yagi, trois hikikomori en phase de resociabilisation, investissent la scène grâce à des robots de téléprésence commandés depuis chez eux au Japon.

Embarqués dans les vies de ces hikikomori, nous croisons toute une constellation de personnages : la mère d’un hikikomori en réclusion, le médiateur de l’association, un ancien hikikomori… Cette étonnante communauté nous amène à dépasser la fascination initiale qu’engendre le phénomène hikikomori pour entrer en contact avec leur pensée marginale, leur rapport distancié au monde, leur façon d’arrêter le temps et de s’extraire du productif. Par un jeu de miroir, iels nous renvoient à nos nos propres choix intimes, interrogeant nos vulnérabilités, nos solitudes, nos facultés à décrocher du réel de façon plus ou moins choisie. Ensemble, nous explorons l’endroit infiniment fragile où le lien aux autres peut se rompre ou se renouer.

Le projet se décline sous la forme d’un spectacle et d’une exposition

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